La réforme du logement via la réforme monétaire

La réforme monétaire proposée par le revenu IMAGINE est basée en partie sur l’impossibilité de faire de l’argent avec de l’argent. Or, l’achat immobilier à but spéculatif ou locatif est une façon de faire de l’argent avec de l’argent. En absence d’inflation ou de déflation, le prix d’un bien immobilier ne pourrait en outre dépasser le prix d’achat (si aucun travaux). Avec la réforme monétaire proposée par le projet IMAGINE, l’acquisition d’un bien n’a que 2 intérêts : l’achat pour un usage personnel (villégiature, enfant, bureaux…) ou une manière de placer de l’argent et de le récupérer avec le temps sans perdre la taxe qui est appliquée chaque fin de mois. Ainsi, le projet IMAGINE propose que le loyer payé par le locataire corresponde à une acquisition partielle du bien. Le loyer se décomposera en 4 parties.
L=C+ S+ P+ T avec :

  • C la somme des charges liées à l’appartement, payées entièrement par le locataire (l’impôt foncier n’existe plus dans le cas de bien loués)
  • S un montant correspondant aux frais de services de l’institution de gestion nationale et une petite partie forfaitaire pour le propriétaire (50EUR par exemple)
  • P la partie correspondant à la valeur acquise par le locataire sur le bien. Par exemple si c’est 200EUR par mois, chaque mois le locataire obtient 200EUR du bien en plus. Au bout d’un certain nombre de mensualité, le locataire dispose du bien
  • T la partie liée aux travaux de l’appartement ou à l’usure. Elle correspond à des frais ponctuels dont la valeur peut être lissée dans le temps.

Ainsi, outre les frais de services qui correspondent à une certaine forme de travail du propriétaire, celui-ci ne fait pas plus d’argent avec son bien. En cas de revente, la partie acquise par le locataire lui est remboursée. Ceci permettra à beaucoup de citoyens de devenir propriétaires non pas pour s’enrichir mais bien pour disposer d’un bien et de vivre mieux la retraite. Les propriétaires pourront aussi décider de choisir de conserver le bien et d’appliquer un montant P nul. Ces logements pourront être proposés à des familles ayant peu de moyens. En outre, l’Etat, par ce même principe et afin de gérer un système d’épargne, pourra investir dans l’immobilier pour niveler les remboursements d’argent dans le temps.

Enfin, si le locataire désire investir l’argent non pas dans ce bien en particulier mais dans l’immobilier en général, il pourra acheter des parts virtuelles d’une bourse à l’immobilier et ses parts du logement seront également intégrées dans cette bourse. Ceci afin de simplifier la gestion des biens où plusieurs locataires auraient obtenus une partie des biens. Par contre, l’immobilier se dégradant avec le temps, le montant ainsi mis de côté serait soumis à une taxe annuelle qui serait réduite des frais de travaux T payés par la personne (T étant considéré comme une façon de rénover l’habitation).

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