Category Archives: Emploi

Une thématique importante de nos jours et à laquelle il faut apporter des solutions efficaces et pertinentes.

Développer la synergie entre jeunes pour les projets d’entreprises

En plus de la possibilité de créer une junior entreprise nous proposons la mise en place, lors de la dernière année d’étude,  d’une alternance de six mois de stage et six mois de préparation au projet personnel. L’élève suivra des cours et mise en contact avec d’autres personnes (investisseurs, banquiers, assureurs…) pour former le projet à venir, en particulier junior entreprise).
Cette année sera intégrée au cursus universitaire et pourra faire l’objet d’une aide financière pour le dépôt de brevet (cf Proposition correspondance)

 

Refonte du RSI et des caisses d’assurance maladie, URSAFF

Créer un système informatisé simple, sécurisé et globale réunissant/fusionnant tous les systèmes de paiement de charges obligatoires. Le système invitera pour chaque salarié à indiquer le montant du salaire Net ou brut et la plateforme calculera l’ensemble des données automatiquement. Les caisses ne seront plus séparées au niveau de l’assurance santé et ce ne sera plus la responsabilité de l’employeur de déterminer le montant mais celui de l’organisme unique.

Partage de compétences

Un système d’échange d’employé pourra être pensé afin de permettre de diversifier les compétences de différentes entreprises et d’optimiser le travail de chacune. Des employés pourront donc être échangés temporairement d’une structure à une autre, avec l’accord de l’employé, celui-ci conservant son salaire. Cela pourrait permettre en particulier aux juniors entreprises de bénéficier de l’expertise d’une personne plus âgée tout en apportant de la jeunesse à l’autre entreprise. Cette mesure sera retravaillée avec les syndicats pour optimiser son efficacité et définir le cadre légal.

Améliorer l’efficacité de la lutte contre les violences à l’égard des femmes

Intégrer systématiquement dans la formation initiale et continue des magistrats, médecins, professionnels de santé, travailleurs sociaux, policiers et gendarmes la question de la lutte contre les violences à l’égard des femmes. En outre, il faut que l’Etat garantisse à la femme victime de violences conjugales le droit au logement avec ses enfants le temps de trouver une solution adéquate.

Emploi à vie

Selon les études, et à la fin de la scolarité (ou à partir d’un certain âge), la personne se voit attribuer un poste à vie, attribué par l’état. Un salaire minimum est attribué selon le poste attribué mais selon les résultats obtenus, une prime de résultat peut être attribué en supplément selon une règle proportionnelle lié à l’enveloppe attribué à cet effet nationalement. Le chômage serait supprimé et remplacé par ce poste. Pour la différence de salaire, chacun pourrait cotiser à des assurances privés ou épargner individuellement.

Chacun peut également faire la demande pour changer de type d’emploi à vie. Après un ou plusieurs entretien à l’issue positive, la personne pourra rejoindre le poste désiré. Il ne deviendra « poste garantie » qu’a partir de 2 ans continus dans le poste et au moins l’appréciation positive du dernier superviseur qui aura suivi la personne au moins 1 an.

Former les employés du Pôle emploi dans les ressources humaines de domaine spécifique

Le projet IMAGINE propose de faire des employés du Pôle emploi de vrais spécialistes de l’emploi dans des domaines spécifiques. Ils deviendront des agents dont les compétences seront reconnues par les professionnels, en particulier en rencontrant avec une certaine fréquence les responsables des ressources humaines du domaine concerné dans les grandes entreprises afin de cerner les qualités recherchées et d’être en mesure de leur proposer un profil adapté. Cette relation plus spécifique entre employé, employeur et personnel du Pôle emploi permettra à chacun d’être mieux compris et mieux pris en charge. Chaque responsable pôle emploi ne pourra être responsable de plus de 50 dossiers et idéalement moins afin de fournir un service personnel de qualité.

Le poste de supérieur hiérarchique choisi démocratiquement

Dans l’administration, le choix de la personne qui occupe le poste de supérieur sera fait dans certains cas, de façon démocratique, en faisant voter les personnes travaillant dans ce service. En particulier le pouvoir de vote de chaque individu sera proportionnel à son échelon (coefficient) dans le service. Les candidats pourront être des fonctionnaires du coefficient au moins équivalent au poste qui est l’objet du recrutement ou des fonctionnaires ayant un coefficient légèrement inférieur mais justifiant d’une qualité de travail et de compétence suffisante. Lorsqu’un poste est disponible, les fonctionnaires de France susceptible d’être intéressé et compétent pour le poste seront informés. Ce système sera en particulier adopté dans les services de police pour réduire la politisation des responsables de la sécurité de la Nation.

Services à la personne : conditionner les aides publiques à l’amélioration de la qualité de l’emploi

Parmi les services à la personne, ceux à la petite enfance et aux personnes âgées pour faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale sont particulièrement à développer. La promotion
d’emplois de qualité et la garantie de revenus convenables, notamment pour les femmes fortement présentes dans ces secteurs, sont une des conditions pour prévenir la pauvreté des enfants (notamment dans les familles monoparentales) et pour garantir un taux d’emploi suffisamment élevé pour assurer la soutenabilité future du système de protection sociale. Cela suppose une inflexion des politiques actuelles.

Les plans de développement des services à la personne continuent à favoriser le développement de l’emploi direct en gré à gré par les particuliers-employeurs au détriment des organismes d’aides à domicile qui sont pour une large majorité des associations. Ce choix historique de la France pour l’emploi direct constitue une singularité européenne qui témoigne d’un choix implicite de société pour la création d’emploi de service mal rémunéré et peu sécurisé. Si le régime prestataire n’est pas en soi un gage de stabilité de l’emploi, il est le seul à proposer un cadre d’amélioration durable de l’emploi comme l’attestent de nombreux exemples. Moduler les aides publiques aux services à la personne (APA, déductions fiscales) en fonction du recours à des organismes prestataires, en particulier les associations, qui s’engagent à améliorer la rémunération, la qualification, la durée du travail et la représentation de leur aide à domicile, va dans le sens de plusieurs propositions (Clerc, 2008 ; Delors, Dollé, 2009). C’est non seulement une question d’équité mais d’efficacité de la dépense publique, la qualité du service ne pouvant être séparée de l’attractivité et la qualité des emplois proposés. En outre, macro-économiquement le maintien de la consommation des ménages passe aussi par la réduction de la précarité et des inégalités salariales.

Le rapport du Conseil économique, social et environnemental sur les services aux personnes (rapport et avis de suite d’Yves Verollet 2007 et 2008)19 comporte de nombreuses propositions pour améliorer la qualité de l’emploi (harmoniser les droits des salariés, accroître le temps de travail et permettre une diversification des activités, réduire l’isolement des salariés à domicile, harmoniser par le haut les différentes procédures qualité ; développer la formation et permettre de réels parcours professionnels) qui sont autant de critères indicatifs pour réfléchir à une conditionnalité des aides.
L’ESS est fortement concernée par les champs d’application de cette politique : insertion et accompagnement au retour à l’emploi, lutte contre l’échec scolaire, formation tout au long de la vie et
qualification pour tous, services à la petite enfance et aux personnes âgées sont parmi les axes centraux du développement de l’Etat-préventif. L’ESS doit évaluer et positionner ses pratiques au regard des effets produits en terme de prévention des inégalités et des exclusions.

Quant aux financements, ils passent à la fois par une réorientation des financements des politiques sociales (de l’accueil collectif plus qu’individuel pour les jeunes enfants, des services prestataires plus que d’emploi direct pour les services à la personne), une plus grande efficacité de la dépense publique et une redistribution plus juste qui appelle à une réforme des prélèvements sociaux et fiscaux (Delors, Dollé, 2009).

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