Category Archives: Solidarité et Partage

Etre là pour ceux qui veulent s’en sortir

Créer une institution favorisant les échanges internationaux

Vivre dans un pays étranger offre une forme de dépaysement et de bien être appréciable dans la vie. Découvrir une culture différente, d’autres endroits, d’autres personnes tout en conservant un lieu d’attache dans son pays d’origine améliore la vie de tous. Le projet IMAGINE propose de s’inspirer du système de service civique pour l’internationaliser et le globaliser afin de permettre à des personnes ayant une même profession de s’échanger temporairement, sur des durées allant de 3 mois à 2 ans par exemple, leur poste, leur maison, leur pays, de façon simplifiée et cadrée par l’Etat. Ce système serait efficace si la coopération entre pays est efficace et si l’équité entre salaire est respectée. D’autre part la prise en compte de ces années pour la cotisation à la retraite doit être effective.

Favoriser les lieux d’éducation populaire et de savoirs citoyens : université populaires, recherche en partenariat, sites de partage.

Les lieux d’éducation populaire aux enjeux économiques font défaut. Pourtant la société civile a su développer une expertise économique remettant progressivement en cause le monopole de l’expertise économique. Il existe une soif de savoirs que ni les médias, ni les formations supérieures ne parviennent à combler.
La multiplication et le succès des universités populaires et citoyennes ces dernières années ont attiré non seulement un public nouveau au sein des universités mais ont su renouveler les méthodes de transmission des savoirs. Issue d’une volonté de démocratiser l’accès aux savoirs non soumise à des conditions de revenus, d’âge, de diplômes ou d’examen, les universités populaires assurent une participation renouvelée aux débats y compris sur les enjeux socio-économiques locaux.
Les universités populaires et citoyennes du Cnam ou celle de Roubaix organisent ainsi régulièrement des séminaires sur le travail et l’emploi, l’insertion, le développement local, l’économie sociale et solidaire en confrontant les savoirs universitaires à l’expertise professionnelle et aux questionnements des acteurs locaux.
Autre initiative, les différentes manifestations et démarches de sensibilisation grand public organisées par la société civile sous forme de journée, semaine ou mois dédiés à une cause. Semaine de la finance solidaire, quinzaine du commerce équitable, mois de l’économie sociale et solidaire, les événements grand public n’ont de cesse de se démultiplier assurant une information et formation militante et citoyenne continue qui font intervenir entrepreneurs, élus ou chercheurs.
Autre innovation, celui de la recherche action comme mode de production de savoirs. Il existe dans ce domaine un renouveau qui concerne en partie l’économie sociale et solidaire. Plusieurs partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation du Conseil régional Ile-de-France ont porté sur la vie associative, le commerce équitable ou l’économie solidaire. Bien que pratiquée de fait par nombre de chercheurs et d’universitaires, la co-construction des savoirs entre chercheurs et acteurs manque encore d’une assise institutionnelle et de financements pour se diffuser largement.
A ce niveau, il convient sans doute de s’inspirer des dispositifs de recherche en partenariat mis en place au Québec en économie sociale. L’ARUC (Alliance Recherche-Université-Communauté) permet une codéfinition et une co-réalisation de projets recherche entre universitaires et praticiens sur des thèmes tels que le développement local, les finances solidaires, le tourisme social ou les services à la personne. Pourquoi ne pas expérimenter un tel dispositif en France en s’appuyant par exemple sur la dizaine de masters en économie sociale et solidaire qui s’appuient déjà largement sur les réseaux locaux de l’ESS dans leurs cursus.

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