Un plan pour les banlieues et les quartiers difficiles

Beaucoup de quartiers ou zones difficiles sont « étrangement » situés dans des zones architecturales et urbaines médiocres. Les personnes avec peu de moyen semblent aujourd’hui destinées à vivre dans des zones urbaines avec peu de moyens. Les barres d’immeubles utilisées pour faire vivre le plus de familles possible, sans les services normaux mais avec une concentration de services sociaux, sont une insulte à la dignité humaine et à notre intelligence. Non respectés par la société, certains membres des populations vivant dans ces zones ne respectent plus la société et sont séduits par des voies alternatives qui leur ont montrées une sorte de respect. Il faut repenser complètement ces zones en y recréant un nouvel espace. Dans les orientations proposées, le projet IMAGINE suggère de remplacer une grande partie des logements sociaux par des bureaux, des appartements étudiants et des chambres d’hôtels, de faire des ajouts architecturaux pour rendre l’environnement plus agréable, d’améliorer ou d’insérer les services présents, par l’implantation par exemple de restaurants, piscine, bars et jardins sur les toits des immeubles. Il s’agit de briser un concept qui a montré ses faiblesses.

Une maquette de la ville

Nous proposons de mettre en place, dans les mairies ou un lieu associé, une maquette de la ville qui contiendrait les maquettes de toutes les constructions de la ville. Cette maquette, en plus d’être une représentation de la ville, serait un outil matériel pour envisager les nouvelles constructions. En particulier, chaque nouvelle construction obligerait à fabriquer la maquette correspondante avant d’avoir l’aval du responsable local, afin que celui-ci puisse bien identifier la contribution du nouveau bâtiment dans le paysage existant. Il serait possible d’utiliser une maquette 3D sur ordinateur à la place.

Un objectif de quota de centre piétonnier

Le projet IMAGINE s’engage dans une politique de renouveau de l’espace urbain et se fixe comme objectif la mise en place d’un espace piéton/vélo équivalent à 30% de la surface des routes en 5 ans pour développer des centres de vie et d’activités au sein des villes et à 50% en 10 ans. Bien sûr cela impose des contraintes de circulation forte et des transports en commun efficace en centre-ville, mais entre dans la politique visant à réinventer notre espace de vie, favoriser les commerces locaux, les lieux de travail à proximité, limiter la pollution, ramener la vie dans nos quartiers.

Développement des transports en communs et écologiques

Aujourd’hui les transports en commun sont parfois peu efficaces, peu fréquents, en particulier dans les zones rurales. De même, la place du vélo et celle du piéton dans nos villes sont pénalisées par des infrastructures dangereuses. Le projet IMAGINE désire initier un grand plan de réforme des transports en communs et écologiques au sein de nos ville et campagne, pour qu’à terme, la voiture ne devienne qu’une solution d’urgence. Le flexibus, les stations de vélo (cf. la partie sur la réforme écologique), la réduction des tarifs du transport en commun et l’objectif des centres piétons sont autant de proposition qui limiteront la pollution et favoriseront les transports en commun.

Expérimenter la délivrance de nouveaux services d’intérêt général locaux, par l’investissement des collectivités dans des entreprises de l’ESS (notamment Scic)

L’attractivité des territoires et la cohésion sociale dépend de la qualité des services publics de proximité ainsi que des services aux habitants. Les nouvelles formes d’économies mixtes proposées par l’ESS peuvent constituer un terrain d’expérimentation de nouvelles formes de contractualisation et de conventionnement, avec comme objectif partagé de répondre pleinement aux besoins des citoyens et de ne laisser aucun territoire sans services publics de proximité. Ces expérimentations qui visent de nouveaux services dans le cadre d’une action publique renouvelée ne sauraient être mises en oeuvre qu’à la condition qu’elles n’engendrent ni privatisation, ni marchandisation des services publics.

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