Combattre efficacement et rapidement les catastrophes écologiques

Mise en place d’équipes internationales d’intervention pour les catastrophes naturelles, en particulier marées noires, feux de forêt, avec un coût supporté immédiatement par la compagnie pétrolière et/ou la compagnie plateforme et/ou compagnie de transport…
Les moyens utilisés peuvent être colossaux, ils doivent être efficaces et rapides pour limiter le plus rapidement possible et au maximum les dégâts. Le choix de la solution est faite par les états et non pas par les compagnies responsables. Les personnes ensuite jugées responsables prendront en charge le coût de l’intervention.
Mise en commun de la main d’oeuvre des différents pays internationaux. Par exemple tout navire peut être utilisé pour servir de réservoir. Des outils ou engins spécifiques aux différents types de catastrophes pourront être construits dans différents endroits du globe et amenés au lieu de la catastrophe en cas de besoin. En outre une équipe d’experts internationaux qui se mettent en astreinte et qui, en cas de problème, ont la possibilité de se rendre immédiatement sur les lieux sera constituée.

Mettre en place un plan de développement des filières d’activités de consommation responsable, au niveau national et territorial.

Il s’agit d’accompagner le développement de filières d’activités de consommation responsable comme l’agriculture biologique, le commerce équitable mais aussi les transports doux, les énergies renouvelables à destination des particuliers, l’épargne solidaire, le tourisme solidaire, l’écoconstruction, etc. Ce plan de développement peut s’articuler autour de différents axes :

  • Elaboration de guides à destination des entrepreneurs potentiels motivés pour développer ce type
    d’activités, pour les appuyer méthodologiquement (conseils, bons contacts…) et les aider à identifier des opportunités de création d’entreprise.
  • Développement de financements dédiés (prêts, fonds propres, aides remboursables) pour soutenir la création, l’innovation et la croissance des entreprises positionnées sur ces filières.
  • Création et soutien de pôles territoriaux d’offre de consommation responsable, pour permettre des mutualisations, des économies d’échelle et une promotion commune (plateforme d’approvisionnement et
    de distribution, inter-réseaux ESS pour une consommation responsable…).
    Il y a en effet besoin de structurer des filières durables sur les territoires. Les acteurs ont le savoir-faire mais un appui renforcé des collectivités permettrait d’accélérer la constitution de ces filières.
  • Développement de l’utilisation des clauses sociales et écologiques dans les marchés publics pour augmenter significativement les débouchés commerciaux des entreprises se positionnant sur la
    consommation responsable.

L’utilisation effective de ces clauses implique la mise en oeuvre d’un ensemble d’actions complémentaires : une sécurisation juridique, une sensibilisation et formation des acheteurs (guides, boîte à outils…), une coconstruction des appels d’offre avec les fournisseurs (notamment ESS), une meilleure visibilité et lisibilité des appels d’offres (par exemple en centralisant tous les appels d’offres responsables des collectivités locales sur un même site Internet public) ainsi qu’un développement des lotissements, plus adaptés à la réalité de l’offre.
Nombre de Régions (IDF, Rhône-Alpes…) et de villes (Lille, Grenoble…) ont déjà mis en place des approches de ce type. (Voir partie « développer les coopérations sur les territoires »).

Un système monétaire où la pollution à un coût

La réforme monétaire proposée contient une grande partie de la solution aux enjeux écologiques en responsabilisant les hommes par un coût environnemental des produits. Ceci devrait inciter les entreprises à trouver des solutions pour baisser le coût écologique de leurs produits et aussi le consommateur à orienter sa consommation vers des produits peu coûteux écologiquement.

Les transports longue distance

L’usage de véhicule particulier s’avère pratique lors de départ en vacances afin de transporter tout l’équipement que l’on a entreposé pendant 10 mois sans l’utiliser. Beaucoup de matériel s’avère utile uniquement en vacances. Grâce au système national de mise en commun d’objets, l’intérêt de prendre la voiture sera moindre ce qui poussera certaines personnes à privilégier le flexi-bus (marche aussi pour les longues distances).

Société de recyclage locale

Des entités seront créées localement pour récupérer les déchets recyclables ou non. Ces entités de petite dimension seront à proximité pour moins de transport et favoriser une revente locale, associées aux entrepôts de dépôt d’objets et à des associations comme Emmaüs. Les produits ainsi récupérés seront réparés, réutilisés ou démantelés. Des groupes d’artistes pourront également être constitués pour réutiliser les objets et créer des oeuvres utilisées dans les espaces publics.

Mettre en place un plan d’appui à l’installation et l’exploitation des agriculteurs bio (aides financières et techniques, sensibilisation, formation…) à la hauteur des objectifs du Grenelle.

La moitié environ des produits bio consommés en France est importée, souvent de l’Allemagne et par transport routier : il s’agit d’une véritable aberration environnementale. Seulement 2 % de la surface utile agricole (SUA) française est dédiée au bio, contre 13 % en Autriche ou 9 % en Italie…

Le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif de passer à 6 % de SUA en bio en 2010 et 20 % en 2012. Autre objectif : atteindre 20 % de produits bio en restauration collective (qui touche 15 millions de français chaque jour) en 2012.
Sauf à vouloir favoriser encore plus l’importation absurde de produits bio, ces objectifs ambitieux doivent s’accompagner d’un plan tout aussi ambitieux de sensibilisation, formation et accompagnement des agriculteurs conventionnels souhaitant s’installer en bio, dans des conditions économiquement décentes.

Il faut sortir d’une certaine schizophrénie des pouvoirs publics sur le bio qui prône un modèle et en finance un autre… et faire en sorte que les agriculteurs qui s’installent en bio ne soient pas uniquement des militants engagés, prêts à de nombreux sacrifices.

Les règles du jeu doivent être telles qu’il soit économiquement intéressant pour un agriculteur lambda intéressé de s’installer en bio ; c’est-à-dire permettre que son niveau de revenu et son volume de travail restent similaires quand il passera en bio (ce n’est pas le cas aujourd’hui).
Exemple Franche-Comté. Exemple politique allemande.

Il y a pour cela besoin d’oeuvrer dans deux directions complémentaires :

  1. Développer significativement le soutien financier et technique à l’installation, à l’exploitation, à la reconversion (qui va constituer l’essentiel de la croissance de l’offre bio).
    Il y a notamment besoin d’une aide financière à l’installation plus importante et proportionnelle au volume d’activité (10 % par exemple). Des incitations et aides (crédit d’impôt, aides à la reconversion, au maintien…) existent mais elles sont limitées (34 millions d’euros sur 2008, soit de l’aide à moins de 150 exploitants) et pas à la hauteur des enjeux et des objectifs fixés par le Grenelle.
    Il doit aussi y avoir une équité de traitement entre les agriculteurs conventionnels et les agriculteurs biologiques, au niveau des subventions. On en est encore loin, d’autant plus que le bio intègre le coût des externalités écologiques négatives (pollutions, dégradation de la biodiversité…), coût que ne prend pas en compte l’agriculture conventionnelle.

    Il faut enfin agir sur le prix du foncier (notamment en zone péri-urbaine) qui reste peu accessible au prix de marché à un modèle économique d’agriculture bio. Les collectivités territoriales doivent ainsi s’investir davantage pour racheter du foncier en vue d’y installer des agriculteurs bio, et développer de véritables « ceintures vertes » péri-urbaines. Exemple Foncière Terre de Liens.

  2. Renforcer la formation et la sensibilisation des agriculteurs, notamment au niveau des lycées agricoles, que ce soit en formation initiale ou continue, et que ce soit pour apprendre le métier de la production, de la transformation ou de la vente (y compris en ce qui concerne les formes collectives souvent méconnues des producteurs).
    Le métier de paysan, exigeant mais aussi passionnant, doit être revalorisé. Et l’expertise bio doit être renforcée dans les chambres d’agriculture et les lieux de recherche comme l’INRA, où elle est encore marginale. Il est également nécessaire d’accompagner les cantines des écoles car peu d’entre elles disposent de légumeries pour entreposer et préparer les légumes frais (jusque là, recours classique aux produits transformés).

Repenser l’urbanisme pour réduire les transports

Le projet, dans son programme architectural et urbain, propose des solutions écologiques. En recentrant la population dans des zones où les services et les emplois sont présents, le projet IMAGINE permet de limiter le transport et ainsi le temps perdu et la pollution. L’optimisation des voix de transport pour améliorer les transports en commun et/ou écologique est importante.

Système national de mise en commun

Comme le covoiturage, ou les appartements partagés, nous proposons de mettre en place un système de « prêt » d’objets aux personnes via de grands entrepôts pour ne pas obliger chacun à acheter un outil qu’il n’utiliserait qu’une fois. L’idée a déjà été initiée par des entreprises privées, mais il s’agirait d’étendre cette initiative intéressante à un ensemble plus diversifié de produits et sans pour autant que la réussite du système soit ressentie comme une rémunération d’intérêt privé.

Une identification du type de recyclage simplifié

Aujourd’hui les individus doivent souvent identifier le type de poubelle de recyclage en fonction d’un dessin. Pour simplifier le recyclage, lors de la fabrication d’un objet, celui-ci se verra apposé un numéro de recyclage suffisamment visible à l’oeil du consommateur qui permettra d’identifier directement le type de container susceptible de recevoir l’objet à recycler.

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