Réflexion sur l’investissement cinématographique

Le cinéma français est souvent mis à mal face à la concurrence américaine de films disposant de budgets colossaux. Le marché national américain représente 4 fois plus de spectateurs potentiels ce qui permet des budgets importants et la réalisation d’un type de films particulier. La France, même si elle a déjà prouvé qu’elle était capable de réaliser des films à gros budget, n’y arrive que sporadiquement. L’investissement dans le secteur du cinéma sera augmenté et un processus supplémentaire devra permettre d’assurer la réalisation de films à très gros budget, dans un cadre social et participatif tout de même, une ou deux fois par an.

Une politique du logement ambitieuse

Dans le cadre de sa politique ambitieuse dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme, l’Etat prendra en charge des constructions de logements de qualité qui créent des milieux de vie agréables. En particulier, la construction de logement devra être pensée au-delà du simple besoin de disposer de logement mais bien de réfléchir à créer un espace de vie qui, dans le temps, créera une bonne synergie locale.

Favoriser le concept de kiosque à musique

Les kiosques à musique sont une bonne idée aujourd’hui peu utilisée ou peu mis en valeur. La circulation excessive dans les villes, l’indisponibilité d’espaces adaptés, ou le manque de politique visant à proposer des concerts limitent le potentiel de ce type d’installation. Le projet IMAGINE propose l’installation de kiosques à musique dans des lieux stratégiques, avec possibilité d’utiliser des sources d’énergie électriques et disponibles pour les musiciens désirant utiliser ces infrastructures. De plus, une « boîte » permettra de recevoir les dons des personnes qui ensuite seront considérés comme salaire pour la personne. Le respect d’un cadre légal et citoyen, où l’artiste touche un salaire soumis à une taxe, comme tout travailleur, tend à redonner confiance au donateur.

Redéfinir les différents types de police

Le projet IMAGINE propose de regrouper les policiers par types de champs d’action.

  • La police de relation : celle en contact avec le peuple, qui sert de médiateur, effectue des opérations de prévention… elle est répartie sur les différente zones du territoire
  • La police administrative : celle qui gère les papiers, les suivis des dossiers, les contacts police/justice/peuple. Elle est regroupée dans des centres administratifs, là où se trouvent les cellules temporaires et les avocats de permanence. Elle centralise les éléments et les communique.
  • La police d’action : constituée d’équipes qui peuvent s’autogérer (peuvent lancer des offres de recrutement parmi les autres bureaux), chaque équipe est assignée à une zone plus ou moins grande qui définit son champs d’action (la zone peut être la France entière). Une équipe qui aurait du temps peut tout de même s’occuper d’une affaire extérieure à sa zone si elle pense que son expertise peut aider, elle devra alors demander l’accord de son supérieur ou de la personne en charge de l’enquête. Ces équipes sont spécialisées dans tel ou tel type d’action, vol, drogue, évasion fiscale, kidnapping… Dès qu’une nouvelle affaire est ouverte, les équipes en ont connaissance et décident de prendre en main l’affaire en précisant le délai qu’elles se donnent pour commencer. Si une équipe peut s’occuper de l’affaire avant, elle s’en charge. Toute équipe peut proposer son aide sur une affaire et peut alors être contactée par l’équipe en charge pour aider. Le coût de la police d’action est en partie porté par le criminel responsable. Elle dispose de bureaux propres à leur groupe, même si certains éléments, en particulier les membres de l’équipe scientifique, peuvent être regroupés dans un autre bâtiment.
  • La police de soutien et mobile : Il s’agit de policiers qui complètent les autres types de police mais qui, en cas de besoin supplémentaire, sont réquisitionnés pour une cause. La fonction de CRS fait partie de ce groupe. Ce groupe est éparpillé parmi les autres groupes.

Créer une institution favorisant les échanges internationaux

Vivre dans un pays étranger offre une forme de dépaysement et de bien être appréciable dans la vie. Découvrir une culture différente, d’autres endroits, d’autres personnes tout en conservant un lieu d’attache dans son pays d’origine améliore la vie de tous. Le projet IMAGINE propose de s’inspirer du système de service civique pour l’internationaliser et le globaliser afin de permettre à des personnes ayant une même profession de s’échanger temporairement, sur des durées allant de 3 mois à 2 ans par exemple, leur poste, leur maison, leur pays, de façon simplifiée et cadrée par l’Etat. Ce système serait efficace si la coopération entre pays est efficace et si l’équité entre salaire est respectée. D’autre part la prise en compte de ces années pour la cotisation à la retraite doit être effective.

Inciter le développement du bien-être au travail

La politique des entreprises visant au bien être des employés devra être valorisée. En particulier les entreprises pourront être évaluées par les employés et des instituts indépendants pour informer le public de la place du bien être dans l’entreprise en question. Les entreprises ayant un nombre minimum d’employés pourront être amenées à respecter certains engagements sur le bien être, comme par exemple un budget minimum alloué aux services offerts aux employés. Des associations et des intellectuels ont déjà fait plusieurs propositions sur le sujet. Elles seront analysées et les mesures pertinentes seront mises en place.

Regroupement des détenus par type de durée peine

Les individus devant purger une peine courte (inférieure à un an) seront logés pendant toute la durée dans des cellules individuelles. Leurs repas seront servis surplace. Ils auront accès à des livres et pourront parfois participer à des activités sportives.

Les individus devant purger une peine plus longue commenceront par passer par l’étape de la cellule individuelle. Après 6 mois, ils pourront commencer à choisir des codétenus pour partager une cellule dans une autre prison. Après un an, les détenus n’ayant pas trouvé de codétenu seront placés en cellule individuelle dans une nouvelle prison selon les disponibilités.

Favoriser les lieux d’éducation populaire et de savoirs citoyens : université populaires, recherche en partenariat, sites de partage.

Les lieux d’éducation populaire aux enjeux économiques font défaut. Pourtant la société civile a su développer une expertise économique remettant progressivement en cause le monopole de l’expertise économique. Il existe une soif de savoirs que ni les médias, ni les formations supérieures ne parviennent à combler.
La multiplication et le succès des universités populaires et citoyennes ces dernières années ont attiré non seulement un public nouveau au sein des universités mais ont su renouveler les méthodes de transmission des savoirs. Issue d’une volonté de démocratiser l’accès aux savoirs non soumise à des conditions de revenus, d’âge, de diplômes ou d’examen, les universités populaires assurent une participation renouvelée aux débats y compris sur les enjeux socio-économiques locaux.
Les universités populaires et citoyennes du Cnam ou celle de Roubaix organisent ainsi régulièrement des séminaires sur le travail et l’emploi, l’insertion, le développement local, l’économie sociale et solidaire en confrontant les savoirs universitaires à l’expertise professionnelle et aux questionnements des acteurs locaux.
Autre initiative, les différentes manifestations et démarches de sensibilisation grand public organisées par la société civile sous forme de journée, semaine ou mois dédiés à une cause. Semaine de la finance solidaire, quinzaine du commerce équitable, mois de l’économie sociale et solidaire, les événements grand public n’ont de cesse de se démultiplier assurant une information et formation militante et citoyenne continue qui font intervenir entrepreneurs, élus ou chercheurs.
Autre innovation, celui de la recherche action comme mode de production de savoirs. Il existe dans ce domaine un renouveau qui concerne en partie l’économie sociale et solidaire. Plusieurs partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation du Conseil régional Ile-de-France ont porté sur la vie associative, le commerce équitable ou l’économie solidaire. Bien que pratiquée de fait par nombre de chercheurs et d’universitaires, la co-construction des savoirs entre chercheurs et acteurs manque encore d’une assise institutionnelle et de financements pour se diffuser largement.
A ce niveau, il convient sans doute de s’inspirer des dispositifs de recherche en partenariat mis en place au Québec en économie sociale. L’ARUC (Alliance Recherche-Université-Communauté) permet une codéfinition et une co-réalisation de projets recherche entre universitaires et praticiens sur des thèmes tels que le développement local, les finances solidaires, le tourisme social ou les services à la personne. Pourquoi ne pas expérimenter un tel dispositif en France en s’appuyant par exemple sur la dizaine de masters en économie sociale et solidaire qui s’appuient déjà largement sur les réseaux locaux de l’ESS dans leurs cursus.

Nouvelle régulation des heures supplémentaires

Les 35 heures étaient présentées comme une avancée sociale pour permettre aux salariés de profiter d’avantage de temps libre tout en favorisant l’emploi. Le recours aux 35 heures, libérées d’une partie des charges sociales et payées davantage, incite les employeurs à utiliser ce dispositif pour ne pas embaucher et récompenser des employés qui sacrifient une partie de leur temps libre et limitent ainsi l’embauche de nouvelles personnes. Le recours aux heures supplémentaires doit être coûteux pour les entreprises afin d’inciter l’embauche de nouveaux employés et aussi montrer le caractère extraordinaire et forcé de ce dispositif. Les heures supplémentaires seront payées plus à l’employé (120%) mais une surtaxe sera également payée à l’Etat par l’employeur (20%). Les heures supplémentaires seront annualisées. L’employeur pourra également choisir un système de récupération d’heures supplémentaires qui augmentera ainsi le nombre de jours de vacances du salarié. En particulier cela permettra une liberté d’utilisation du nombre d’heures maximales annuel pour palier à des périodes de travail chargées. Par contre, une fois les 35×46=1610 heures atteintes dans l’année, les heures supplémentaires récupérables donne droit à 50% d’heures de récupération supplémentaires.

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